Cet automne nous avons reçu Marie-Claude avec un immense plaisir.
Aujourd’hui elle nous fait un magnifique cadeau en laissant parler son cœur.
Merci pour ce superbe poème qui nous touche beaucoup.
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– AUTOMNE A LA VOLPILIERE –
Je m’éloigne des gorges et emprunte une route.
C’est plutôt un chemin qui commence à monter.
Je roule doucement, mais je n’ai aucun doute,
Ayant suivi la piste qu’on m’avait indiquée.
Très vite mon coeur bat, j’ai le souffle coupé,
Chaque tournant ouvrant une voûte de feu,
J’espère une maison, attends une fumée,
Mais le massif sauvage reste mystérieux.
Les lacets successifs avalent les rochers,
Mais rien pour le moment ne signale un village,
Le ciel d’un bleu limpide semble se rapprocher,
Et sur son fond uni découper le feuillage.
Quelque part, je voudrais que jamais ne s’arrête
Cette ascension superbe vers des lieux ignorés,
Mais d’un autre côté, il faut que je m’apprête
A me plonger enfin dans la réalité.
Les premières maisons font leur apparition,
Mon coeur saute plus fort, car je sais que c’est là,
Je ralentis encore, fixe mon attention,
Bientôt, je vais pouvoir les serrer dans mes bras.
Pendant un court instant, j’ai envie de pleurer,
Mais très vite, l’air vif envahit ma poitrine,
Mes pieds rivés au sol peinent à avancer,
Mais je gravis la côte, en longeant une ruine.
Et malgré moi mes lèvres murmurent « QUE C’EST BEAU »
« PLUS BEAU QUE TOUT CE QUE J’AVAIS IMAGINE »
LA TARENTE DU CAUSSE,
Le 29 OCTOBRE 2009.
Marie-Claude.
Bien souvent, quand l’esprit cesse de s’évader,
Que le rêve fait place à la réalité,
Le désenchantement un moment prend la place
Mais là, c’est le contraire, c’est encore plus vivace.